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mercredi 29 octobre 2008

Green Design Challenge de Freescale : des étudiants de Telecom Bretagne montent sur le podium


Freescale (anciennement Motorola Semiconducteurs), l’un des premiers fabricants de semi-conducteurs au monde, a dévoilé mi-octobre les vainqueurs de son concours baptisé « green FTF (Freescale Technology Forum) Design Challenge » pour la région EMEA.

Pour le constructeur, ce prix est une véritable vitrine à la fois technologique et écologique, puisque les participants, rivalisant d’ingéniosité, démontrent que la miniaturisation électronique peut jouer un rôle important dans la préservation de l’environnement.

Les finalistes du FTF Design Challenge vert ont été choisis parmi plus de 50 participants. Chaque projet a été jugé selon plusieurs critères : créativité, efficacité de la conception, complexité technique, nombre de circuits Freescale utilisés, et degré d’innovation global en faveur de l’environnement.

C’est un étudiant allemand, Stefan Heinbockel, qui a remporté ce concours – empochant qu passage la coquette somme de 10.000 dollars – avec son projet de plate-forme Zero Power. Laquelle est architecturée autour du microcontrôleur S08QE128, de l’accéléromètre MMA7260Q, de l’émetteur-récepteur RF ZigBee MC13214 et du microprocesseur i.MX31L de Freescale.

Dans son dossier de candidature, Stefan Heinbockel décrit les avantages environnementaux de son projet : « On dénombre quantité de capteurs qui consomment peu d’énergie, tels que les sondes de mesure de la qualité de l’eau, les stations de relevés météorologiques ou les appareils de diagnostics intégrés aux bâtiments. Ces systèmes sont inactifs pendant 99 % du temps. Ils utilisent chacun une batterie. Une conception innovante permet d’éliminer l’emploi de ces batteries en utilisant des microcontrôleurs pour piloter l’application à l’aide de l’énergie disponible au sein de l’écosystème. Une connexion sans fil basse consommation sera utilisée pour établir des communications respectueuses de l’environnement en éliminant les câblages encombrants ».

Un régulateur intelligent de chauffage domestique

Une équipe de Telecom Bretagne, emmenée par Jingning Zhang et Yves Faijan, monte sur la deuxième marche du podium avec son projet de régulation intelligente de chauffage domestique. Leur système est architecturé autour du microcontrôleur S08QE128 et du capteur de pression MP3H6115AC6U du fabricant. Les deux Français se partageront la somme de 5.000 dollars.

Jingning Zhang explique l'ambition du projet : « Conçu pour réduire l’utilisation de combustible, ce système détecte si le soleil brille — ce qui génère de la chaleur — et décide alors qu’il n’est pas nécessaire de consommer du combustible pour augmenter le niveau de température. Il permet également aux utilisateurs de disposer d’une température différente dans chaque pièce, sur la base des paramètres recueillis par les capteurs (le niveau d’humidité, par exemple). Une approche qui réduit la consommation d’énergie dans les pièces qui ne requièrent pas un niveau de température élevé ».

Enfin, la médaille de bronze revient à Chenghan Li, un étudiant de l’Institut royal de technologie de Stockholm. Il s’est vu gratifié de 2.000 dollars pour son système de récupération d’énergie cinétique, basé sur le microcontrôleur S08OE128 et l’accéléromètre MMA7260Q de Freescale.

« Pendant la phase de décélération, le système de freinage classique d’un véhicule transforme l’énergie cinétique en énergie thermique, ce qui représente de fortes pertes, dans la mesure où la chaleur se dissipe dans l’air, précise Chenghan Li. C’est ce qui m’a amené à étudier la possibilité de récupérer l’énergie cinétique des véhicules ; toutefois, la transformation de l’énergie mécanique sous une forme électrique affiche une efficacité limitée, contrairement au stockage de l’énergie cinétique sous une forme mécanique. Avec l’asservissement du capteur d’accélération, il est possible d’ajuster la sortie de freinage en modifiant le rapport de transmission. L’énergie cinétique est ainsi stockée pendant la phase de freinage et restituée pendant la phase d’accélération ».

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jeudi 16 octobre 2008

Green IT dans les entreprises :
entre bonnes intentions et immaturité

La première édition du baromètre IDC du Green IT (informatique verte), créé à l’initiative de Dell, a été présenté la semaine dernière.

En substance, 34% des DSI (Direction des sytèmes d’information) des grands comptes affirment avoir élaboré une stratégie Green IT. Ce résultat est encourageant, surtout quand on sait que les coûts énergétiques des centres de données ont explosé (d'un facteur 4 entre 1996 et 2010 d'après les estimations d'IDC).

La mise en place d'une telle stratégie est motivée, dans un ordre d'importance décroissante, par le respect de la réglementation (80%), la réduction des coûts (80%) et l'optimisation de la consommation énergétique (78%).

Si on les questionne spécifiquement sur le volet de l'impact du green-it sur les coûts, et si l'on additionne les "oui" timides et les "oui" francs, les DSI sont 67% à penser que les actions liées à l'informatique verte contribueront à réduire la dépense IT dans les douze mois.

Jusqu'ici, tout cela va dans le bon sens. Maintenant, à la lecture des freins au déploiement d'une stratégie green-it constatés par les DSI, on devient plus circonspect. 52% des DSI affirment manquer de compétences en interne, 42% avoir d'autres priorités, 41% ne pas avoir le temps de s'en charger.

Puis, les choses se gâtent quand on apprend que 82% des DSI ne disposent pas d'outils de gestion d'automatisation pour bonifier l'efficacité énergétique de leur centre de données, et même n'ont rien prévu dans ce domaine pour l'avenir.

Pire encore, 95% des répondants ne disposent pas d'indicateurs de performance ou de métriques pour mesurer la consommation d'énergie de leur infrastructure.

Un chiffre à rapprocher de deux autres. 56% des directions informatiques n'ont aucune idée de leur besoin en énergie électrique, et 70% d'entre elles ne savent pas estimer la facture électrique de leur datacenter. Seules 5% des DSI payent la facture électrique de leurs centres de données.

Il est grand temps que les as du benchmark apportent leur soutien...

Les initiatives Green-it sont amorcées
























Quels leviers ?

















L'impact sur la dépense informatique


















Les obstacles à franchir

















Pas d'indicateurs pour mesurer
la consommation d'énergie de l'infrastructure
























Les solutions retenues

















Méthodologie

La cabinet d’analyse IDC a réalisé une enquête auprès de 100 entreprises de plus de 1 000 salariés sur la France. En complément, IDC a interrogé des entreprises basées dans différents pays européens : Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas et dans les pays nordiques (au total 459 entreprises interrogées).

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dimanche 7 septembre 2008

La conscience énergétique et le lapin

Ce pourrait être une fable. Celle qui raconte la rencontre entre l’énergie positive et l’internet des objets communicants. Une histoire dont la morale dit qu’il est plus facile de se forger une conscience énergétique de façon ludique.


Plus pratiquement, il s’agit de l’avènement d’une solution technologique issue d’un partenariat entre l’opérateur d’électricité Poweo, dirigé par Charles Beigbeder, et la société Violet, co-fondée par Rafi Haladjian, qui avait créé par le passé le premier « opérateur » internet français FranceNet.


Nabaztag, le lapin communicant de Violet, pourra désormais être utilisé comme l’extension vocale du boîtier Poweo Box de Poweo. Une idée sur laquelle « le département de recherche de Poweo s’était déjà penché. Nous avions réalisé en interne un Nabaztag prototype qui diffusait la consommation des clients, affirme Pierre Violet, le bien nommé, responsable R&D aval chez Poweo. Et cela, avant même que Rafi Haladjian nous contacte pour nous suggérer ce partenariat. »


Le périphérique internet intelligent aux grandes oreilles se destine aux abonnés Poweo détenteurs d’une Poweo Box (pour rappel, le client ne peut souscrire à l’option Poweo Box que s’il dispose d’un compteur électronique de ERDF).


Sans le lapin, l’afficheur de la Poweo Box indiquait déjà sous forme graphique les données de consommation électrique. Pour cela, un capteur, branché au compteur électronique ERDF, transfère par onde radio les données de consommations électriques au transmetteur de la Poweo Box connecté à votre modem ADSL. Ledit transmetteur remonte les informations de consommation aux serveurs centraux de Poweo. Ces données étant émises également à l’afficheur de la « Box » Poweo. La fréquence de réception et le type d’informations reçues sur son boîtier Poweo sont configurés depuis son espace clients sur le site web idoine de l’opérateur.


Si le client dispose du lapin parleur, les serveurs de Poweo, interfacés à ceux gérant les Nabaztag (en respectant l’interface de programmation), envoient les données de consommation aux serveurs de Violet, lesquels les « poussent » vers les périphériques IP ludiques que sont ces « bunnies » de l’internet ambiant.


Cette expérience est née dans le « Poweo Lab » lancé en juin par l’opérateur. Un laboratoire qui met au point des services innovants (widget iGoogle, widget Netvibes, consommation électrique sur téléphone mobile) qui se posent autant en arguments commerciaux à même de déclencher une souscription auprès de l’opérateur, qu’en outils innovants incitant à réduire sa consommation énergétique.


La portée du partenariat Poweo-Violet en quelques chiffres


  • Le nombre de clients Poweo a dépassé la barre des 100.000 fin juillet dernier.
  • Il s’est écoulé 300.000 "Nabaztag" en France depuis sa commercialisation en 2005.
  • Le site www.poweolab.com (lancé fin juin) enregistre aujourd’hui plus de 200 inscrits.
  • Un périphérique intelligent indiquant au particulier sa consommation électrique instantanément et de façon ludique contribue à la réduire de 15 à 20%.


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jeudi 12 juin 2008

La feuille « magique » de Chromogenics

Pour vanter leur innovation, les dirigeants de Chromogenics Sweden AB, Lars-Olof Bäckman, Chairman, et Bengt Akerström, CEO, commencent par donner un chiffre : « en périodes de forte chaleur, la climatisation peut compter pour plus de 50% de la consommation énergétique d’un bâtiment. » Et d’enchaîner par une autre donnée qui vient compenser la première : le film plastique du Suédois peut contribuer à réduire de 50% le coût énergétique d’un bâtiment.

Les patrons de Chromogenics n’ont pas manqué de servir cet argument lors de la présentation de leur entreprise devant le public averti ayant assisté la semaine dernière à La Baule à la première plate-forme transatlantique pour les technologies vertes.

Bardée de récompenses et ayant déjà levé plus de 8 millions de dollars, Chromogenics est une spin-off du laboratoire Angström de l’université d’Uppsala en Suède.

Sa technologie électrochromique est basée sur une fine feuille de plastique (inférieure à 0,4 mm) capable de réguler le passage de la lumière et des radiations de chaleur par l’application d’un faible voltage électrique (1.5 V), et cela, avec un effet mémoire.

Le Suédois, qui cherche de nouveaux capitaux – de 10 à 15 millions de dollars - pour se développer, vise trois champs d’applications : les fenêtres d’immeubles ; les lunettes de ski et les visières de casque de moto ; et les systèmes d’affichage.

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mardi 8 avril 2008

L’Opac de Moulins place 80 de ses logements sous contrôle énergétique

L’Office Public d’Aménagement et de Construction (OPAC) de la ville de Moulins dans l’Allier entend tout mettre en œuvre pour maîtriser les dépenses énergétiques de son parc de 3900 logements sociaux. Et anticiper ainsi les préconisations émises au sortir du Grenelle de l’environnement : réduire la consommation d'énergie des bâtiments (neufs) d’ici 2010 pour le public et 2012 pour le privé à 50 kWh par m² et par an, contre 240 kWh/m²/an actuellement.

Précurseur, l'Opac Moulins Habitat a retenu Green Building Solution, le logiciel de supervision en temps réel de la consommation énergétique des bâtiments de l'éditeur français Vizelia. Après une phase pilote, l'Opac moulinois a décidé d'installer la solution de Vizelia dans 80 de ses logements sociaux d'ici à juillet 2008. 400 points de mesure ont été définis. Cette phase d'expérimentation a duré 2 mois. Un délai qui aurait pu être encore raccourci si EDF avait donné plus vite son accord de raccordement à ses compteurs des équipements de mesure de Vizelia.

L'objectif de l'Opac est d'optimiser au moyen de procédures de télérelevés la consommation d'énergie des parties communes (eau chaude, chauffage). Il s'agit également pour la construction de bâtiments neufs ou les rénovations de vérifier, grâce à Green Building Solution, que les objectifs de réduction énergétique fixés sont bien satisfaits.

Autre (grande) motivation de l'Opac : faire en sorte que ses locataires, aux moyens modestes, puissent payer leur charges locatives. Et cela, en les sensibilant sur leurs dépenses énergétiques. Ce volet s'inscrit dans le cadre du projet européen http://save.atwork4homes.eu/projets/objectifs-du-projet/. Les locataires reçoivent sur leur téléviseur (câblé et équipé d'une set-top box) des messages d'alerte sur leurs niveaux de consommation.

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Superviser la consommation d’énergie d’un bâtiment en temps réel


« Le bâti produit une kyrielle d’informations, mais personne ne s’en sert », lance tout de go Fabrice Haiat, Pdg de l’éditeur Vizelia, qui, lui, entend bien exploiter ces données. Et ce, avec sa récente solution baptisée Green Building Solution (GBS). Celle-ci est une extension du logiciel de gestion de patrimoine immobilier (GTB, GTC) de l’éditeur français. La plate-forme web GBS supervise en temps réel la consommation d’énergie des bâtiments centraux et des parcs immobiliers diffus des collectivités territoriales.

Pour cela, la solution commence par collecter les informations brutes de consommation (eau, gaz, électricité, fluides spéciaux dans les hôpitaux) en installant des capteurs d’acquisition de mesures (sonde de température, pince à induction). Vizelia reste discret sur ses mécanismes de mesure « à la source » qui lui ont demandé de tester et de comparer pendant 1 an les technologies d’une quinzaine de fournisseurs.

Cette phase de collecte est réalisée via un réseau sans fil de remontée de données d’acquisition par onde radio pouvant couvrir une zone de 5 km2. D’après le patron de Vizelia, la solution GBS présente une bonne évolutivité lui permettant d’ores et déjà de consolider toutes les 10 secondes les données de plus de 500 capteurs dans une base Oracle ou MS SQL Server. Les capteurs, connectés au réseau sans fil, sont interrogés périodiquement au moyen d’une requête en XML (service web).

La solution a notamment été retenu par Bouygues pour son nouveau siège au 32, avenue Hoche et par l’OPAC Moulins Habitat.

L’an dernier, Vizelia (créé en 1986 et repris en 1999 par Fabrice Haiat) a enregistré un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, et vise 2,7 M€ cette année pour un effectif de 16 personnes.

Les 4 modules de Green Building Solution (source : Vizelia)

  • Module de collecte des consommations
    Le cerveau du système est le module de pilotage des consommations, dont la principale tâche est de collecter, stocker et analyser les consommations énergétiques. Comme le système analyse en temps réel les données provenant des capteurs, il peut fournir à l’opérateur des rapports sur le rendement énergétique du bâtiment, analyser les écarts pa rapport aux prévisions, comparer des périodes de temps…

  • Module de connexion avec la GTB
    Le module de connexion à la GTB permet de repérer les problèmes d’équipement et expliquer en détail les causes probables. Sa tâche consiste à analyser le comportement des équipements pour comprendre les raisons de l’évolution des consommations. Il permet également de recommander des mesures d’entretien particulières. À l’aide du registre des problèmes détectés, il peut évaluer l’état de chaque équipement installé dans le bâtiment et de proposer des actions correctives à réaliser.
    Ces propositions peuvent ensuite être planifiées et suivi pour conserver un historique des actions réalisées sur chaque sous-système.

  • Module de mise en place de règles automatiques
    A l’aide des données sur les conditions extérieures et les systèmes énergétiques, le module peut prévoir le rendement du bâtiment. De plus, ces données et prévisions lui permettent de moduler les valeurs de réglage des systèmes (chauffage, climatisation…) en vue de réduire le plus possible la consommation et les coûts énergétiques.
  • Module d’affichage des informations en temps réel
    Le module d’affichage des informations en temps réel permet de diffuser les consommations énergétiques pour faire évoluer le comportement des utilisateurs : Affichages électronique des consommations sur les lieux publics, génération de Newsletters, envoi automatiques d’emails…


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