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jeudi 10 juillet 2008

Le clapet turbine toujours en quête d’investisseur


Voilà un an, la société vosgienne B.P. Etudes, spécialisée en hydraulique, construction mécanique et électronique, était élue « lauréate » de la première édition du Prix EnR21 de la Technopole de Cherbourg (*). Son projet Ecoclap, porté par Vincent Dupuis, recevait le Prix Energie de la part du jury de ce concours, présidé par Pascal Corte, responsable de l'Ademe Basse-Normandie.

Un an plus tard, le projet reste en mal d’investisseurs. Vincent Dupuis confesse que la communication autour d’Ecoclap n’a pas rencontré l’efficacité escomptée. Il reconnaît également, qu’aujourd’hui, le temps lui manque pour assurer la promotion de son projet. La priorité allant naturellement aux missions du bureau d’études de Remiremont.

Pourtant, le clapet turbine Ecoclap semble ingénieux. Par l’assemblage d’une série de turbines immersibles de petite dimension à l’intérieur de la structure creuse d’un clapet de barrage (**, voir le principe de fonctionnement ci-dessous) permet de produire de l’électricité. Le débit de l’eau débordant au-dessus de la vanne peut être ainsi turbiné et produire de l’énergie : 120 kW pour 6 turbines placées en série dans un clapet de 12 m de largeur et 4m de hauteur. Le clapet peut être utilisé pour des chutes d’eau de 3 à 6 m et des débits de 250 à 50 l/s/m de crête.

Il y a un an, pour donner un ordre de grandeur du marché potentiel d’Ecoclap, Vincent Dupuis indiquait que la seule administration des voies navigables de France (VNF) prévoyait la rénovation d’environ 150 barrages dont 30 étaient à reconstruire.

Les avantages d’Ecoclap

(source : B.P. Etudes)

  • pas d'impact hydraulique
  • régulation de niveau possible même en cas d'arrêt des turbines
  • faible mortalité piscicole
  • évacuation des déchets par chasse
  • maintenance aisée
  • coûts inférieurs à ceux d'une micro-centrale traditionnelle

(*) : Prix lancé le 5 février dernier à l'initiative de la Technopole de Cherbourg et avec le soutien de l'ensemble des acteurs de la région Basse-Normandie.

(**) : Principe de fonctionnement d’un barrage à clapet














Source : VNF, voies navigables de France.

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mardi 15 avril 2008

La plus puissante éolienne sous-marine mouille dans les eaux d'Irlande du Nord

(Source : lefigaro.fr)

Une hydrolienne pouvant alimenter un millier de foyers est installée au large de l'Irlande du Nord. La Bretagne a aussi son projet.

L'énergie naturelle renouvelable à l'infini tirée de la puissance de la mer continue de fasciner. Si l'usine marémotrice de la Rance est célèbre, les hydroliennes qui fonctionnent grâce à la puissance des courants sous-marins sont méconnues. On compte bien une éolienne sous-marine d'à peine 300 kilowatts (KW) au Danemark… mais depuis quelques jours, cette technique de production d'électricité a changé de dimension.
Après deux semaines d'effort, Marine Current Turbines, une société britannique, vient d'installer au fond du détroit de Strangford Lough, en Irlande du Nord, une « hydrolienne », quatre fois plus puissante, de 1 000 tonnes, capable de fournir assez d'électricité pour alimenter un millier de foyers.
L'endroit n'a pas été choisi au hasard : la puissance du courant à cet endroit permettra à cette machine de délivrer une puissance d'environ 1,2 mégawatt, 18 heures par jour, et ce dès cet été.
Baptisé SeaGen, l'appareil est un double générateur muni de deux rotors sous-marins fonctionnant sur le même principe que les éoliennes, sauf que les courants marins remplacent l'air. Ces deux pales de 16 mètres de diamètre affleurent presque la surface, puisque la profondeur de l'eau n'est que d'une vingtaine de mètres. L'entretien de ces immenses hélices sous-marines est réalisé grâce à un système d'ascenseur qui coulisse le long du pilier dépassant, lui, le niveau de la mer. Ainsi, les hélices pourront sortir de l'eau pour les révisions.
La société britannique projette d'implanter au large du pays de Galles plusieurs engins, capables de produire environ 10 mégawatts. Des experts assurent qu'en Grande-Bretagne, la production annuelle en provenance d'une telle technologie pourrait (si tous les sites possibles étaient exploités) atteindre 35 gigawatts, soit 7 % de la consommation française.

Une PME française dans la course

HydroHelix Energies, PME française, suit cette expérience de près. Elle vient elle-même d'immerger une petite hydrolienne prototype au large de Bénodet (Finistère). Lire la suite...







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