mardi 10 juin 2008

Perpetuum convertit les vibrations mécaniques en courant électrique

Cette société anglaise basée à Southampton a été créée en 2004. En deux tours de table, elle a levé près de 15 millions de dollars. Son innovation est originale : elle repose sur l’idée simple que les vibrations mécaniques peuvent être transformées en énergie electrique utile. Les microgénérateurs (voir photo) de Perpetuum, baptisés PMG, consistent en un circuit magnétique couplé à un résonateur mécanique. Ce couplage convertit l’énergie cinétique des vibrations en courant électrique.

Avec ses appareils de « récolte » d’énergie issue des vibrations, Perpetuum cible les systèmes de capteur ou de sonde sans fil associés au développement des capteurs, des microprocesseurs et des émetteurs de faible puissance. Ainsi, le standard sans fil IEEE 802.15.4 définit une interface de faible puissance, à courte portée et de faible débit conçu spécifiquement pour les dispositifs à faible consommation d’énergie. Cette norme sert de base aux normes SP100, Hart et Zigbee.

Ne nécessitant aucune batterie, les microgénérateurs de Perpetuum génèrent suffisamment d’énergie – de l’odre du milliwatt - pour remonter de données critiques de monitoring d’équipements industriels – quelques kilo-octets par minute. Ils sont déclinés en 3 gammes, PMG17, PMG27 et PMG 37 respectivement destinés à l’industrie, l’aéronautique et les transports.


Le Britannique planche même sur une version destinée au monde médical. En particulier, ses PMG autoriseraient la fabrication de pacemakers dépourvus de batterie, dont la durée de vie varie de 5 à 10 ans.

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Solazyme transforme le plancton marin en biodiesel

Cette start-up fondée en 2003 par Jonathan Wolfson (à gauche sur la photo. Crédit : Chronicle/Michael Macor) et Harrison Dillon, a levé 25 millions de dollars. Elle se spécialise dans la synthèse microbiologique à partir de micro-algues (le plancton marin). L’éco-innovation majeure de Solazyme consiste dans la méthode de croissance de ces micro-algues. Elles ne poussent pas à la lumière du soleil sous l’effet de la photosynthèse, mais dans l’obscurité totale, dans des cuves hermétiques, où elles se nourrissent de sucres de fermentation.

Ainsi nourri, Solazyme a découvert que le plancton marin convertissait ces sucres en huiles (lipides) de différentes sortes, l’une d’entre elles servant de base à la production de biocarburant. « Pour obtenir du sucre, il faut exploiter des ressources végétales comme la canne à sucre, tempère Olivier Lépine, directeur de Alpha Biotech et cofondateur d’Algosource Technologies. Ce qui nuit aux perspectives environnementales. » Reste que Solazyme a obtenu ce qu’il a baptisé le SolaDiesel, un diesel dont les fondateurs assurent qu’il fonctionne avec tous les moteurs diesel existant sur le marché. Il a été testé sur une Mercedes Benz C320 en janvier dernier. Les dirigeants estiment à 2 ou 3 ans la durée nécessaire avant d’entrer dans une phase industrielle de production de son biodiesel.

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mercredi 4 juin 2008

Trophées de l’innovation du transport public :
3 nominés dans la catégorie « Energie et Environnement »

Le salon Transports publics 2008 qui se tiendra du 10 au 12 juin à la Porte de Versailles à Paris abordera notamment les thématiques de la mobilité durable et de l’impact environnemental et énergétique des transports.

Comme lors de la précédente édition en 2006, le GIE transport public, commissariat général de la manifestation, organise les Trophées de l’innovation du transport public. Les trois innovations lauréates seront dévoilées la dernière journée, le 12 juin à 15h30 à l’espace « Carrefour de l’Europe », en présence de Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports.

Les 3 nominés dans la catégorie « Energie et Environnement » sont :

Les autres candidats dans la catégorie « Energie et Environnement » :

Voir la liste de tous les candidats

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L’idée lumineuse du docteur Gennaro Bracale

Le concept paraît si ingénieux qu’on se demande pourquoi ce type de solution n’est pas plus répandu en France. SolarSpot, le système de la société italienne Solar Project, dirigé par le docteur Gennaro Bracale, est une technologie d’éclairage naturel diurne. Ce puits de lumière se compose :

- d’un dôme transparent qui capte la luminosité en toutes conditions (ciel ensoleillé, couvert…) tout en filtrant les UV et les infrarouges (donc pas de transmission de chaleur),

- d’un tube (conduit, on parle aussi d’entonnoir optique) super-réfléchissant en aluminium tapissé à l’intérieur d’un film VMF de 3M, qui se distingue par d’excellentes propriétés de réfraction et de réflexion de la lumière,

- et d’un diffuseur, la « bouche » de sortie du conduit qui restitue l’éclairage à l’intérieur des bâtiments. Il existe de nombreuses finitions esthétiques pour ces diffuseurs.

La coupole – qui existe en plusieurs diamètres, de 250 à 650 mm - est équipée de loupes prismatiques. L’efficacité du transport de lumière dépend de la qualité des prismes qui servent à la réfracter. SolarSpot affirme que son innovation laisse pénétrer au moins 6% de lumière en plus par rapport à tout autre système. Quant au tuyau, il peut être horizontal, vertical ou coudé.

Le produit de Solar Project a été primé en janvier 2008 aux Batiweb Awards 2008 dans la catégorie « Produit pour le développement durable ». Et avait déjà reçu la médaille d’or des produits innovants lors du salon Batimat 2003.

SolarSpot a été retenu par Mougin Investissements dans le cadre du projet de construction de la Cité de l’Habitat de Reims : 300 tubes de 650 mm de diamètre ont été commandés.

Pour un tube de 53 cm, il faut compter environ 600 euros HT. Un système avec un tube de 4m coûtera environ 1000 euros HT.

Deux concurrents de Solar Project :

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lundi 2 juin 2008

Parc commercial durable : la Cité de l’Habitat montre l’exemple


Architecte, assureur, décorateur, banque, agent immobilier… Tous les métiers de la contruction – bâti, aménagement intérieur et extérieur de l’habitat – concentré sur un même parc d’activités commerciales. C’est le concept de la « Cité de l’Habitat », inventé par Jean-Marie Wintenberger, sa marque ayant été rachetée en 2007 par Mougin Investissements, la société de promotion immobilière dirigée par Philippe Mougin.

Le 19 mai dernier, tout le gratin rémois était invité à se rendre sur la ZAC Croix Blandin pour assister à l’inauguration du chantier de la Cité de l’Habitat de Reims, qui devrait être achevée au printemps 2009 et qui accueillera 160 entreprises.

Innovant dans son approche, le projet l’est aussi en matière de développement durable. L’ensemble sera audité par Certivéa, filiale du groupe CSTB, dans l’optique d’obtenir le label HQE (Haute Qualité Environnementale). La consommation énergétique visée est de 85 KWh/m2/an. L’ambition étant de faire de la Cité un bâtiment passif. Philippe Mougin a notamment sollicité les conseils de la société Comsept Ingénierie.

Aussi, Mougin Investissements est-il parti en France et en Europe en quête de solutions éco-innovantes à même de répondre au cahier des charges vert.



Dans la diffusion de la marque Cité de l'Habitat, la Cité de Reims est un point de départ. Le concept va maintenant essaimer sur tout le territoire français (cf carte ci-contre), voire hors de nos frontières.



Quelques exemples d’éco-innovations retenues pour la Cité de l’Habitat
  • Une ossature et un bardage en bois de culture

  • Une isolation thermique à base de cellulose et de fibre de bois pour les murs et la toiture. Produits issus de la société allemande Homatherm.

  • Un éclairage naturel SolarSpot fourni par la société italienne Solar Project, dont le système d’éclairement se base sur la réfraction de la lumière solaire. 300 tubes de 650 mm de diamètre équiperont la Cité.

  • L’éclairage complémentaire par lampe à basse consommation.

  • La récupération et le stockage des eaux de pluie (650 m3, à savoir l'un des plus grands stockages jamais réalisés en parc d’activités commerciales).

  • Utilisation des eaux de pluies, après filtrage et traitement par ionisation, dans les toilettes de l’accueil et de la pépinière.

  • Une chaudière collective à bois raccordée à la totalité des surfaces mise au point et exploitée par Elyo Groupe Suez.

  • La production d’électricité au moyen de panneaux photovoltaïques (plus de 3 500 m2, produisant 440 000 kilowatts/an), soit une des plus grandes installations en Champagne. Ardenne.

  • 5 voitures à air comprimé du constructeur MDI seront réservés au personnel administratif de la Cité.
Quelques-uns des effets "positifs" attendus

(Tableau fourni par Mougin Investissements)

















La Cité de l'Habitat en chiffres

  • 18.000 m² de surface de boutiques d’entrepreneurs

  • 120 cellules à la location de 50 à 300 m²

  • 650 m² de pépinières d’entreprises artisanales, 800 m² d’espace d’accueil et de services au consommateur

  • 3.500 m² de hall d’exposition

  • 8 à 10 pavillons témoins

  • 3.400 m² de bureaux à la location

  • 1 garderie

  • 3 restaurants

  • 1 salle de conférence d’une capacité de 200 personnes.

www.lacitedelhabitat.com

La vidéo promotionnelle de Mougin Investissements :


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