mardi 4 novembre 2008

Eco-innovant jusqu'à la mort… et même au-delà

Ce week-end de Toussaint, nous avons commémoré la disparition des êtres chers. Une - triste - occasion de rappeler qu’il est de moins en moins farfelu d’associer funérailles et écologie.

Commençons par le produit éco-innovant le plus médiatisé ces derniers jours, le cercueil en carton, biodégradable évidemment. Les cercueils à base d’amidon de maïs et de pomme de terre de Georges Braissant vont être commercialisés en France en début d’année prochaine. Cela, alors qu’ils avaient fait l’objet d’un brevet déposé en... 1998. La commercialisation de ces cercueils écolos a été confiée à l’entreprise AB Crémation, implantée dans le Gard.

Atouts des bières en carton par rapport à leurs aînées en essence traditionnelle (chêne, pin, cèdre…) : en cas de crémation, elles dégagent moins de 20% des émanations des cercueils classiques et, en cas d’inhumation, elles se désagrègent plus vite. Le tout pour un coût plus que compétitif, de l’ordre de 400 euros, quand il faut payer de 1000 à 4000 euros environ pour un cercueil en bois traditionnel.

Malgré tous ces arguments, le cercueil vert reste marginal en France. Certains arguent que le matériau n'est pas assez noble, quand d’autres pointent le lobby de l’industrie du bois. Signalons que les réseaux des Pompes funèbres ont leur part d’éco-responsabilité puisque nombre de leurs cercueils sont fabriqués à base de bois issus de forêts gérées durablement, avec des capitons en matières naturelles.

Planter un « arbre de mémoire »

En Angleterre, la notion de funérailles respectueuses de la nature est plus avancée. La société Ecopod propose des sarcophages (bleu, vert, bleu indigo, ivoire), ainsi qu’une urne biodégradable, fabriqués en papier thaïlandais recyclé (voir photos ci-contre et ci-dessus).

Outre-Manche, la société Woodland Burial Park transforme des zones arboricoles non entretenues en cimetières forestiers, les cendres des défunts favorisant le cycle sylvicole. C’est aussi l’approche de la société angevine Arbres de mémoire. Une urne biodégradable est enterrée au pied d’un arbre (les proches ont le choix parmi douze essences).

Mieux, « l’arbre comme symbole de vie » prend tout son sens avec l’urne funéraire « Bios » composée de fibres végétales et de cellulose : une graine plantée au milieu des cendres donnera naissance à un chêne, à un hêtre ou toute autre essence. L’urne est distribuée en Espagne par la société Limbo Disseny.

Une plongée dans l’azote liquide à -196°C

Mais, l’éco-innovation funéraire la plus insolite vient du nord. Elle émane d’une société suédoise Promessa Organic fondée suite aux travaux de recherche de la docteure en biologie, Susan Wiigh-Mäsak.

Le principe (voir schéma ci-contre) : cryogéniser le cercueil et le corps en les plongeant dans l’azote liquide à -196°C. Le corps, alors très cassant, est soumis à une série de vibrations qui le transforme en « poudre », laquelle, une fois débarrassée des métaux par application d’un champ magnétique induit, termine dans une urne ou une bière biodégradable. Comme le dit la Bible, nous sommes poussière et nous redeviendrons poussière…

Quelques accessoires funéraires écolos

* Le cercueil en carton de Georges Braissant (crédit photo lejdd.fr).













* Le cercueil en carton de Eurosarco









* Les urnes biodégradables de l’Américain Journey Earthurn



















* Les belles urnes de Limbo Disseny

























































* L’urne vivante en osier de Simplicime Design

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1 commentaire:

Anonyme a dit…

merci a vous de prendre en compte l'aspect biodégradable.il faut vraiment que les crématorium propose des urnes biodégradables car il veulent biento interdire la disperssion des cendres pour cause de polution des urnes en métaux.je pence qu'il faut pouvoir répondre aux dernières volontés de chaqun et pour ca ils faut des solutions.
jenny

 
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