lundi 30 juin 2008

Une mallette solaire pour recharger votre ordinateur portable

Fabriquée par l'Américain Voltaic Systems, cette mallette, baptisée Generator, est équipée d’un panneau solaire qui génère 17 watts. Une puissance suffisante pour recharger un ordinateur portable. Et cela, alors que les précédents sacs de rangement solaires du fabricant ne pouvaient réalimenter que les batteries de petits appareils électroniques, téléphones, assistants personnels, lecteurs MP3…

Il suffit que la mallette Generator soit exposée aux rayons du solaire pendant une journée pour recharger soit la batterie de votre portable, soit celle dissimulée dans le sac, qui prend le relais en cas de ciel trop encombré de nuages.


Generator n’a rien d’un gadget.
Mais cet accessoire de travailleur nomade présente deux bémols : son poids de 2 kg et son prix de 380 euros (599 $).


La liste des distributeurs des produits Voltaic en France

Grains D'Soleil
www.grainsdsoleil.com

30, rue Beaunier

75014 Paris

MacWay
www.macway.com
Magasin de Paris
39, rue La Fayette
75009 Paris


MacWay
Magasin de Strasbourg
9 route d'Eschau
67400 Illkirch-Graffenstaden
+ 33 (0) 3 88 182 182


SCP Technologies
www.scp-technologies.com
[distributor]

Web Solaire
www.websolaire.com

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Les premières pistes de danse piézoélectriques

La Grèce. Voilà ce qu’ont en commun le terme « piézoélectricité » et Andrew Charalambous. Le premier tient son étymologie du mot grec « piézein » qui signifie presser, appuyer. Le second est d’origine grec-chypriote. Président de l’organisation Club4Climate, ce millionnaire (donateur du camp conservateur Tory lors de la dernière élection municipale à Londres) est le propriétaire de la première boîte de nuit écologique qui ouvrira ses portes au public londonien le 10 juillet prochain à Kings Cross au Bar Surya sur Pentonville Road.

L’idée d’un « eco-nightclub » semble un peu ridicule. Mais le projet de M. Charalambous exploite un phénomène courant dans l’industrie : la piézoélectricité. Qui plus est, une autre discothèque similaire devra voir le jour cette année à Rotterdam.












La contrainte mécanique que la pression exerce sur un matériau piézoélectrique génère des charges électriques. Dans le cas de la boîte de nuit, le sol de la piste de danse est recouvert de cristaux, qui, sous la pression des pas bondissants des « nightclubeurs », génèrent un courant électrique. L’énergie électrique engendrée est stockée dans des batteries. D’après le propriétaire de la boîte, elle pourrait couvrir jusqu’à 60% des besoins électriques de la discothèque.

Dommage que le punk soit passé de mode. De bons pogos à répétition, et les lumières scintilleront jusqu’au bout de la nuit.

Lire l'article du Daily Mail.

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vendredi 27 juin 2008

Une taxonomie pour le marché des cleantechs

Cleantech, greentech, éco-technologies, éco-innovations, éco-industries... Peu importe la terminologie retenue, cet univers est en pleine ébullition et, pour certains sous-segments de ce marché, encore en phase de structuration. Afin d'y voir un peu plus clair, notre confrère américain Greentech Media s'est livré à un exercice de synthèse. Lequel a abouti à l'établissement d'une taxonomie du secteur, autrement dit, d'une classification sémantique des différentes catégories technologiques et/ou de services de cette industrie. Une catégorisation que les auteurs ont baptisée "The 2008 Greentech Taxonomy Market". Le résultat se présente sous forme graphique : un clic sur une catégorie vous renvoie à sa définition, ainsi qu'à une brève liste d'acteurs intervenant sur le segment choisi. Allez jeter un oeil à cette cartographie.



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Atlantic Hydrogen : le « nettoyeur » de gaz naturel

En 2006, 20% de l’électricité produite au niveau mondiale l’était à partir de gaz naturel. Comme tous les combustibles fossiles, après combustion, il rejette du gaz carbonique, mais seulement 55 kg par gigajoule de chaleur produite, contre 75 pour le pétrole brut, et environ 100 pour le charbon. Sa combustion engendre aussi - certes en plus faible quantité - le dégagement d’oxydes d’azote (NOx).

Après 6 ans de R&D, la société canadienne Atlantic Hydrogen, fondée en 2000, vient d’annoncer qu’elle se lançait dans un projet d’un coût de 10 millions de dollars canadiens et d’une durée de trois ans, ayant pour objectif de démontrer le bien-fondé de son système CarbonSaver. Celui-ci consiste à injecter le gaz naturel – la matière première – dans un réacteur et de le soumettre à une forte charge électrique. Ce processus sépare les molécules de carbone, d’hydrogène et le méthane, et produit ce que Atlantic Hydrogen appelle HENG (Hydrogen Enriched Natural Gas). Il s’agit d’un gaz fortement enrichi d’hydrogène qui, lorsqu’il est brûlé dans une turbine dédiée au gaz naturel, dégage beaucoup moins de chaleur. Ce qui a pour effet de réduire les émissions d’oxydes d’azote (de 50 à 90%) et de gaz carbonique (de 7%).

Lire l’article du Cleantech Group...

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mercredi 25 juin 2008

Salon de l’aviation verte : la propulsion électrique à l’honneur

La première édition du salon de l’aviation verte s’est tenue du 20 au 22 juin dernier au Musée de l’air et de l’espace au Bourget. L’occasion de réunir en un même lieu un ensemble de projets innovants dont la vocation de réduire l’impact du transport aérien sur l’environnement. L’objectif des travaux de recherche en cours est de substituer aux moteurs thermiques des moteurs propres et silencieux.

A cet égard, la part belle a été donnée aux engins propulsés électriquement, alliant le plus souvent cellules photovoltaïques et pile à combustible.


Symbole de ce mouvement, l’Apame (Association pour la promotion des aéronefs à motorisation électrique), à laquelle adhèrent près de 300 membres du monde entier, tenait un stand au salon où étaient exposés ses projets en développement. Parmi eux, « Electron libre », l’ULM pendulaire équipé d’un moteur électrique de 20 cv, mais aussi et surtout l’avion Electra. Première mondiale : cet avion électrique, équipé d’un moteur de 25 cv et de batteries Lithium-Polymère, a réussi l’exploit le 23 décembre 2007 de voler pendant 48 minutes, sur une distance de 50 km en circuit fermé et à une vitesse de 75 km/h. Le pilote/ingénieur d'essais Christian Vandamme, gérant d'ACV Aéro Service, a réalisé cet essai historique à partir de l'aérodrome d'Aspres sur Buëch (Hautes Alpes). Pour connaître les spécificités techniques d’Electra, cliquez ici.


Autre projet remarquable : Hy-Bird de Lisa Airplanes, dont la maquette était présentée au salon. Le pari est de réaliser un tour du monde avec cet aéronef électrique (solaire et hydrogène) en juillet 2009. Des cellules photovoltaïques tapissent les ailes et l’empennage : elles fourniront l’énergie nécessaire pour le décollage ainsi que pour les alimentations auxiliaires, tandis que la pile à combustible alimentera l’avion pour son vol en vitesse de croisière.


Si ce tour du monde servira de « preuve de concept », d’autres projets prévoient des applications plus utilitaires. C’est le cas du drone électrique Sun-H2-12, prototype de la société belge Sun-H2 créée en 2007. L’alimentation électrique de cet aile sans pilote de 12,5 m d’envergure est mixte : à base de pile à combustible, d’une part, afin d'assurer la puissance nécessaire à la montée en altitude et pour le vol de nuit ; et, d’autre part, à base d'énergie solaire produite le jour par les cellules photovoltaïques (encapsulées, pour le vol en palier. Les premiers tests en vol pour évaluer et valider différents paramètres vont avoir lieu cet été 2008 sur la base d’un premier prototype équipé de batteries de type Lithium-Ion-Polymère. Lire ses caractéristiques, ainsi que les champs d’application.


Parmi les projets fous, celui mené par une quinzaine d’élèves de plusieurs écoles (Essec, EPF, Insa Lyon, UTC Compiègne).
Leur défi consiste à réaliser Sol'R, un dirigeable monoplace propulsé par énergie photovoltaïque.
L’équipe ambitionne de traverser la Manche à l’occasion du centenaire de l’exploit de Blériot en 1909. A plus long terme, l’objectif est d’entrer dans une phase d’industrialisation de cette innovation.

5 autres projets :

* L’avion solaire Solar Impulse

* Le dirigeable à hydrogène Voliris

* L’ULM électrique ElectroTrike d’Electravia

* Les drones humanitaires de Flying Robots, paramoteurs à voilure flexible.

* Le Zeppy, dirigeable à propulsion… musculaire !

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vendredi 20 juin 2008

La vague des guides d’achats de produits éco-responsables sur Internet


Vous êtes un consommateur responsable. Vous désirez intégrer la dimension écolo dans vos achats de produits de consommation. Alors, laissez-vous guider sur Internet.

Les guides électroniques de consommation éthique se multiplient. Dernier en date, Greenzer, lancé le 19 juin dernier, se présente comme le « portail de l’éco-consommation ». A l’ouverture du site en gestation depuis plusieurs mois, les auteurs de ce moteur de recherche annoncent le référencement de 5000 poduits, de 40 marchands et de 250 marques.

Et cela, avec l’engagement d’enregistrer des produits selon 4 critères :

* Ecolabels et certifications (ex : Energy Star, EPEAT, NF environnement, Ecolabel, AB, Ecocert …)

* Critères écologiques (ex : l’énergie solaire, sans substances chimiques, biodégradables, 100% recyclés, coton bio, économies d’énergie…)

* Principes d’éco-consommation (ex : utilisation d’ampoules à basse consommation, de bouteilles d’eau en plastique recyclable…)

* Entreprises vertes et marques éco-responsables

Pour aider l’éco-consommateur, Greenzer a établi un « Greenzer Score » (disponible pour l’instant pour la catégorie image/son et informatique) qui donne au produit une note de 1 à 10 en fonction de son impact sur l’environnement. Note calculée en à partir des informations issues des labels et des certificats.

Le portail fournit aussi des guides d’achat, un lexique sur le développement durable ainsi qu’une sélection des produits les plus verts mis « en tête de gondole » par l’équipe Greenzer.

Autre guide d’achats lancé avant Greenzer, Inakis se définit comme un guide d’achat 3E pour Ecologique, Equitable et Ethique. Comme indiqué sur le site fondé par Hervé Lange, « la sélection des produits et services est réalisée, en conformité avec la charte inakis, par une rédaction indépendante composée de sept intervenants, spécialistes impliqués par leur action et leur parcours professionnel, dans les thématiques liées au développement durable et aux produits et services 3E ».

Autre approche originale, celle d'Etikeco, "le 1er guide des produits éthiques réalisés par les internautes". Autrement dit, le référencement des produits au sein du catalogue relève d'un mode participatif selon une procédure en 5 étapes :
* Je rejoins la communauté
* Je donne mon avis
* Je développe le catalogue
* Je partage mes infos
* Je fais passer le message (parrainage)

Au-delà de la boutique, Etikeco délivre une série d'informations - dossiers, vidéos, astuces, explications sur les labels écolos - qui agrémenteront le parcours électronique de l'éco-acheteur.

Jetons maintenant un coup d'oeil aux catégories de produits référencés sur ces 3 sites.

Catalogue Greenzer
























Catalogue Inakis







Catalogue Etikeco


























Pour découvrir d'autres guides d'achats responsables sur Internet, une astuce, téléchargez la barre Ecolo-info (ici) - dont le site a fait peau neuve tout récemment - et rendez-vous à la rubrique Consom'Action.

Pour rappel,
la barre d'outils Ecolo-Info, qui a décroché le prix Tic 21 de l'innovation durable en 2007, rassemble en un seul et même endroit l’ensemble des informations sur l’écologie, le développement durable et l’environnement. A ce jour, l'équipe d'Ecolo-info a référencé et validé de 800 sites !

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mercredi 18 juin 2008

« Les atouts écologiques des nouveaux matériaux à changement de phase »


Tribune de Vincent Pessey, Responsable de Missions, au sein de l’activité Chimie, Matériaux et Energie d’Alcimed.

Des matériaux intelligents sont apparus sur le marché de la construction afin de réduire les besoins en climatisation durant les périodes chaudes : les matériaux à changement de phase (PCM pour Phase Change Material). Les dernières technologies – paraffines, polymères hyperramifiés,… - relancent l’utilisation des PCM dans le bâtiment après la déconvenue des produits de première génération à base de sels hydratés.

La climatisation représente aujourd’hui en France environ 4% de la consommation d’énergie des secteurs résidentiels et tertiaires, qui représentent eux-mêmes 45% de la consommation d’énergie totale. Du fait du réchauffement climatique, la consommation d’énergie liée à la climatisation ne fait qu’augmenter, impactant fortement l’environnement. Pour limiter les besoins en climatisation dans le résidentiel et le tertiaire conformément à la RT2005 (*), plusieurs pistes sont explorées en parallèle : les isolants d’une part, qui freinent mieux les transferts de chaleur que les matériaux traditionnels (béton, plâtre et brique), et les matériaux à changement de phase (PCM) d’autre part, qui absorbent la chaleur.

Les PCM présentent un avantage certain pour réduire les besoins de climatisation des bâtiments : placés dans les cloisons, ils fondent et absorbent l’énergie thermique excédentaire lorsque la température extérieure dépasse leur température de fusion (en journée) et ils se solidifient en restituant l’énergie accumulée lorsque la température redescend (la nuit).

Plusieurs PCM ont été envisagés. Considérés comme prometteurs dans les années 70, les sels hydratés sous forme massive (poches, capsules, barres…) ont déçu par la suite, du fait de leur toxicité, de leur mauvaise transition de phase et de leur propension à la surfusion. Le conditionnement en poche générait aussi des risques de fuite en cas de dégradation de celles-ci.Aujourd’hui, d’autres substances, ainsi que de nouvelles mises en formes, sont apparues, relançant les applications dans le bâtiment de ces PCM. Les paraffines, chimiquement stables, sont les plus répandues. Elles peuvent être conditionnées dans des billes de plastique microscopique (microencapsulation) mélangées au plâtre ou au béton, ou bien incorporées dans les pores d’un matériau porteur (imprégnation).

Les PCM à transition solide/solide à l’étude

Cette mise en forme offre un double avantage : d’une part, la surface d’échange entre le PCM et l’extérieur augmente considérablement, facilitant d’autant la transition de phase ; d’autre part, les risques de fuites sont réduits à zéro : il est impossible, du fait de leur taille microscopique, de briser les billes contenant le produit.

Quelques produits sont déjà commercialisés : le Micronal® (paraffine dans des microcapsules de polymère), de BASF, ou encore Energain® (composite paraffine/polyéthylène) de Dupont, qui permettent aussi bien d’intégrer les PCM dans la structure pendant la construction du bâtiment que de les rajouter lors de sa rénovation.

En plus de ces solutions existantes, de nombreux autres types de matériaux et de mises en forme sont à l’étude.

On sait maintenant imprégner les PCM dans le plâtre, le béton, certains plastiques, et même dans une matrice de graphite, qui a l’avantage d’avoir une excellente conductivité thermique.

Les PCM à transition solide/solide sont une seconde innovation à l’étude : ce sont des polymères hyperramifiés qui passent d’une phase solide à une autre en emmagasinant plus de chaleur que les solide/liquide. Le fait d’être toujours solides les rend très intéressant dans la construction, puisqu’ils sont beaucoup plus facilement conditionnables et utilisables tel quel.

De la théorie à la pratique, les performances suivraient : les pics de température dans une pièce équipée avec des PCM pourraient être réduits jusqu’à 4° C, et la consommation d’électricité liée à la climatisation pourrait chuter de 30%.

Si les PCM sont donc écologiques, ils sont aussi économiques : une étude réalisée en 2007 par le Centre de Thermique de Lyon et réunissant de nombreux partenaires du domaine a évalué ce retour sur investissement à 8 ans. Dans le contexte du prix de l’énergie et des matières premières, on peut sans peine saisir les avantages de ce type d’installation, d’autant plus que les PCM ont une durée de vie très longue.

(*) Le gouvernement a consacré un des trois volets de la Réglementation Thermique 2005 (RT2005) au confort d’été : sans climatisation, le bâtiment doit assurer une température intérieure inférieure à une température de référence (dépendante de la région).

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mardi 17 juin 2008

Solaire : Xtreme Energetics fait appel aux transistors de HP

Selon Colin Williams, CEO de Xtreme Energetics, l’association de la technologie de HP avec leurs propres technologies permettra de produire des panneaux solaires deux fois plus performants et deux fois moins chers. C’est donc une petite révolution que promet Xtreme Energetics.

Le panneau sera composé d’une couche de polymère plus efficace que le silicone pour convertir l’énergie solaire. Cette couche de polymère sera recouverte par les transistors transparents de HP qui concentreront le rayonnement solaire.


Grâce à ce procédé, les deux entreprises espèrent convertir 43 % du rayonnement solaire - le rendement est plutôt autour de 20% aujourd’hui – pour un coût de 1,5 dollar par watt. Xtreme Energetics prévoit de commercialiser ses panneaux d’ici deux ans.

En dehors du rendement énergétique, l’intérêt de tels panneaux est leur transparence. Ils pourront plus facilement être intégrés dans les bâtiments puisqu’ils laissent passer une partie de la lumière du soleil.


Voir "Solaire : bientôt des panneaux 2 fois plus performants" sur Greenit.fr

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La région Rhône-Alpes lance
un appel continu aux projets éco-innovants


Qu’ils soient lancés depuis les régions françaises (en Aquitaine récemment), voire depuis l'Europe (voir le premier appel du Programme cadre Compétitivité et Innovation), les appels à projets de recherche sur le thème des éco-innovations s’enchaînent.

Dernier en date, INNOV’R (prononcez Innove Vert). Annoncé le 30 mai 2008, cet appel a été lancé par la région Rhône-Alpes et Oséo, avec la collaboration de l’Ademe, en faveur des technologies et services éco-innovants.

Cet appel s’inscrit en droite ligne des travaux de EcreiNetwork, le réseau européen des éco-innovations et des éco-investissements.

Quels sont les projets éligibles dans le cadre d'INNOV'R ?

Sont considérés comme éligibles à l’appel à projets « INNOV’R » 2008 les projets qui :

· ont pour objet le développement de solutions innovantes pour la conception, la fabrication de produits, services, procédés et systèmes éco-innovants ;

· correspondent aux domaines prioritaires de l’éco-innovation en Rhône-Alpes (définis ci-dessous) ;

· sont réalisés sur une période maximale de trois ans ;

· correspondent en toute ou partie à une étude préalable ou de faisabilité, un programme de R&D, un transfert de technologies, la mise en oeuvre d’un démonstrateur,… ;

· n’ont pas encore bénéficié d’un financement public portant sur les dépenses éligibles du projet.

Remarque : Il est attaché une grande importance au caractère démonstratif, donc reproductible, des projets de R&D, sur la base d’une approche explicite du marché prévisible de l’innovation aidée, dans ses aspects techniques, économiques et environnementaux.

[Source : Région Rhône-Alpes, Oséo, Ademe]

Les domaines prioritaires de l’éco-innovation en Rhône-Alpes

· L’énergie : efficacité énergétique / mise en oeuvre de nouveau vecteurs énergétiques et des énergies renouvelables ;

· La construction et l’aménagement durables : efficacité environnementale des constructions (écomatériaux, systèmes et principes constructifs, procédés, logiciels,…) / aménagements et préservation des ressources ;

· Les procédés, produits et services : développement et mise en oeuvre de produits et services écoinnovants (et éco-conçus), d’éco-procédés, de méthodes et modes d’organisations éco-innovants ;

· La gestion des émissions polluantes (solides, liquides, gazeuses) : valorisation et recyclage /traitements in situ et « zéro-rejet » / procédés innovants de stockage et de traitement des émissions ;

· La mesure et l’évaluation environnementales (domaine transversal) : systèmes intelligents de détection, mesure et contrôle appliqués à l’environnement / outils d’évaluation environnementale et énergétique des modes de production et de consommation / méthode d’évaluation des technologies éco-innovantes.

Remarque : La mise en oeuvre des produits, services ou process issus de la R&D dans le domaine de la construction (démonstrateurs, showrooms,…) n’est pas éligible dans le cadre de cet appel à projets.

[Source : Région Rhône-Alpes, Oséo, Ademe]

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jeudi 12 juin 2008

La feuille « magique » de Chromogenics

Pour vanter leur innovation, les dirigeants de Chromogenics Sweden AB, Lars-Olof Bäckman, Chairman, et Bengt Akerström, CEO, commencent par donner un chiffre : « en périodes de forte chaleur, la climatisation peut compter pour plus de 50% de la consommation énergétique d’un bâtiment. » Et d’enchaîner par une autre donnée qui vient compenser la première : le film plastique du Suédois peut contribuer à réduire de 50% le coût énergétique d’un bâtiment.

Les patrons de Chromogenics n’ont pas manqué de servir cet argument lors de la présentation de leur entreprise devant le public averti ayant assisté la semaine dernière à La Baule à la première plate-forme transatlantique pour les technologies vertes.

Bardée de récompenses et ayant déjà levé plus de 8 millions de dollars, Chromogenics est une spin-off du laboratoire Angström de l’université d’Uppsala en Suède.

Sa technologie électrochromique est basée sur une fine feuille de plastique (inférieure à 0,4 mm) capable de réguler le passage de la lumière et des radiations de chaleur par l’application d’un faible voltage électrique (1.5 V), et cela, avec un effet mémoire.

Le Suédois, qui cherche de nouveaux capitaux – de 10 à 15 millions de dollars - pour se développer, vise trois champs d’applications : les fenêtres d’immeubles ; les lunettes de ski et les visières de casque de moto ; et les systèmes d’affichage.

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mardi 10 juin 2008

« First transatlantic green platform » : 22 start-up sélectionnées, 2 lauréates

Pour la deuxième année consécutive, la Baule a accueilli du 4 au 6 juin dernier la manifestation California Tech Showcase (CTS) dans le cadre de la World Investment Conference (WIC). L’occasion cette année d’inaugurer la première plate-forme transatlantique pour les technologies vertes, « the first transatlantic green platform » (TGP). L’évènement, organisé par EuroStart Capital Partners, consiste à mettre en relation les jeunes entreprises innovantes américaines avec les grands comptes français et européens. Jean-Bernard Guerrée, directeur associé chez EuroStart Capital Partners, un Français expatrié en Californie depuis 20 ans, est soulagé : « les jeunes pousses américaines ont obtenu un minimum de cinq rendez-vous d’affaires, et jusqu’à 15 pour les mieux loties. » Sachez qu'un "match retour" est prévu fin novembre : cette fois, EuroStart Capital Partners sélectionnera un ensemble de start-ups européennes et les fera défiler à San Francisco devant un parterre composé de donneurs d'ordre américains.

Pour la première édition de la TGP à La Baule, 22 start-up cleantech ont été retenues par un jury composé d’experts, d’investisseurs, d’analystes et de journalistes. Le même jury a tenu à distinguer plus particulièrement deux entreprises. La première est européenne : il s’agit de la société Britannique Perpertuum. La seconde, Solazyme, est américaine basée à San Francisco.

Les deux lauréats

Les autres start-ups

Catégorie Biocarburant :
Catégorie Automobile :
Catégorie Stockage d'énergie + pile à combustible :
Catégorie Gestion de l'énergie :
Catégorie Solaire :
Ils étaient programmés, mais ne sont pas venus...

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Perpetuum convertit les vibrations mécaniques en courant électrique

Cette société anglaise basée à Southampton a été créée en 2004. En deux tours de table, elle a levé près de 15 millions de dollars. Son innovation est originale : elle repose sur l’idée simple que les vibrations mécaniques peuvent être transformées en énergie electrique utile. Les microgénérateurs (voir photo) de Perpetuum, baptisés PMG, consistent en un circuit magnétique couplé à un résonateur mécanique. Ce couplage convertit l’énergie cinétique des vibrations en courant électrique.

Avec ses appareils de « récolte » d’énergie issue des vibrations, Perpetuum cible les systèmes de capteur ou de sonde sans fil associés au développement des capteurs, des microprocesseurs et des émetteurs de faible puissance. Ainsi, le standard sans fil IEEE 802.15.4 définit une interface de faible puissance, à courte portée et de faible débit conçu spécifiquement pour les dispositifs à faible consommation d’énergie. Cette norme sert de base aux normes SP100, Hart et Zigbee.

Ne nécessitant aucune batterie, les microgénérateurs de Perpetuum génèrent suffisamment d’énergie – de l’odre du milliwatt - pour remonter de données critiques de monitoring d’équipements industriels – quelques kilo-octets par minute. Ils sont déclinés en 3 gammes, PMG17, PMG27 et PMG 37 respectivement destinés à l’industrie, l’aéronautique et les transports.


Le Britannique planche même sur une version destinée au monde médical. En particulier, ses PMG autoriseraient la fabrication de pacemakers dépourvus de batterie, dont la durée de vie varie de 5 à 10 ans.

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Solazyme transforme le plancton marin en biodiesel

Cette start-up fondée en 2003 par Jonathan Wolfson (à gauche sur la photo. Crédit : Chronicle/Michael Macor) et Harrison Dillon, a levé 25 millions de dollars. Elle se spécialise dans la synthèse microbiologique à partir de micro-algues (le plancton marin). L’éco-innovation majeure de Solazyme consiste dans la méthode de croissance de ces micro-algues. Elles ne poussent pas à la lumière du soleil sous l’effet de la photosynthèse, mais dans l’obscurité totale, dans des cuves hermétiques, où elles se nourrissent de sucres de fermentation.

Ainsi nourri, Solazyme a découvert que le plancton marin convertissait ces sucres en huiles (lipides) de différentes sortes, l’une d’entre elles servant de base à la production de biocarburant. « Pour obtenir du sucre, il faut exploiter des ressources végétales comme la canne à sucre, tempère Olivier Lépine, directeur de Alpha Biotech et cofondateur d’Algosource Technologies. Ce qui nuit aux perspectives environnementales. » Reste que Solazyme a obtenu ce qu’il a baptisé le SolaDiesel, un diesel dont les fondateurs assurent qu’il fonctionne avec tous les moteurs diesel existant sur le marché. Il a été testé sur une Mercedes Benz C320 en janvier dernier. Les dirigeants estiment à 2 ou 3 ans la durée nécessaire avant d’entrer dans une phase industrielle de production de son biodiesel.

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mercredi 4 juin 2008

Trophées de l’innovation du transport public :
3 nominés dans la catégorie « Energie et Environnement »

Le salon Transports publics 2008 qui se tiendra du 10 au 12 juin à la Porte de Versailles à Paris abordera notamment les thématiques de la mobilité durable et de l’impact environnemental et énergétique des transports.

Comme lors de la précédente édition en 2006, le GIE transport public, commissariat général de la manifestation, organise les Trophées de l’innovation du transport public. Les trois innovations lauréates seront dévoilées la dernière journée, le 12 juin à 15h30 à l’espace « Carrefour de l’Europe », en présence de Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports.

Les 3 nominés dans la catégorie « Energie et Environnement » sont :

Les autres candidats dans la catégorie « Energie et Environnement » :

Voir la liste de tous les candidats

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L’idée lumineuse du docteur Gennaro Bracale

Le concept paraît si ingénieux qu’on se demande pourquoi ce type de solution n’est pas plus répandu en France. SolarSpot, le système de la société italienne Solar Project, dirigé par le docteur Gennaro Bracale, est une technologie d’éclairage naturel diurne. Ce puits de lumière se compose :

- d’un dôme transparent qui capte la luminosité en toutes conditions (ciel ensoleillé, couvert…) tout en filtrant les UV et les infrarouges (donc pas de transmission de chaleur),

- d’un tube (conduit, on parle aussi d’entonnoir optique) super-réfléchissant en aluminium tapissé à l’intérieur d’un film VMF de 3M, qui se distingue par d’excellentes propriétés de réfraction et de réflexion de la lumière,

- et d’un diffuseur, la « bouche » de sortie du conduit qui restitue l’éclairage à l’intérieur des bâtiments. Il existe de nombreuses finitions esthétiques pour ces diffuseurs.

La coupole – qui existe en plusieurs diamètres, de 250 à 650 mm - est équipée de loupes prismatiques. L’efficacité du transport de lumière dépend de la qualité des prismes qui servent à la réfracter. SolarSpot affirme que son innovation laisse pénétrer au moins 6% de lumière en plus par rapport à tout autre système. Quant au tuyau, il peut être horizontal, vertical ou coudé.

Le produit de Solar Project a été primé en janvier 2008 aux Batiweb Awards 2008 dans la catégorie « Produit pour le développement durable ». Et avait déjà reçu la médaille d’or des produits innovants lors du salon Batimat 2003.

SolarSpot a été retenu par Mougin Investissements dans le cadre du projet de construction de la Cité de l’Habitat de Reims : 300 tubes de 650 mm de diamètre ont été commandés.

Pour un tube de 53 cm, il faut compter environ 600 euros HT. Un système avec un tube de 4m coûtera environ 1000 euros HT.

Deux concurrents de Solar Project :

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lundi 2 juin 2008

Parc commercial durable : la Cité de l’Habitat montre l’exemple


Architecte, assureur, décorateur, banque, agent immobilier… Tous les métiers de la contruction – bâti, aménagement intérieur et extérieur de l’habitat – concentré sur un même parc d’activités commerciales. C’est le concept de la « Cité de l’Habitat », inventé par Jean-Marie Wintenberger, sa marque ayant été rachetée en 2007 par Mougin Investissements, la société de promotion immobilière dirigée par Philippe Mougin.

Le 19 mai dernier, tout le gratin rémois était invité à se rendre sur la ZAC Croix Blandin pour assister à l’inauguration du chantier de la Cité de l’Habitat de Reims, qui devrait être achevée au printemps 2009 et qui accueillera 160 entreprises.

Innovant dans son approche, le projet l’est aussi en matière de développement durable. L’ensemble sera audité par Certivéa, filiale du groupe CSTB, dans l’optique d’obtenir le label HQE (Haute Qualité Environnementale). La consommation énergétique visée est de 85 KWh/m2/an. L’ambition étant de faire de la Cité un bâtiment passif. Philippe Mougin a notamment sollicité les conseils de la société Comsept Ingénierie.

Aussi, Mougin Investissements est-il parti en France et en Europe en quête de solutions éco-innovantes à même de répondre au cahier des charges vert.



Dans la diffusion de la marque Cité de l'Habitat, la Cité de Reims est un point de départ. Le concept va maintenant essaimer sur tout le territoire français (cf carte ci-contre), voire hors de nos frontières.



Quelques exemples d’éco-innovations retenues pour la Cité de l’Habitat
  • Une ossature et un bardage en bois de culture

  • Une isolation thermique à base de cellulose et de fibre de bois pour les murs et la toiture. Produits issus de la société allemande Homatherm.

  • Un éclairage naturel SolarSpot fourni par la société italienne Solar Project, dont le système d’éclairement se base sur la réfraction de la lumière solaire. 300 tubes de 650 mm de diamètre équiperont la Cité.

  • L’éclairage complémentaire par lampe à basse consommation.

  • La récupération et le stockage des eaux de pluie (650 m3, à savoir l'un des plus grands stockages jamais réalisés en parc d’activités commerciales).

  • Utilisation des eaux de pluies, après filtrage et traitement par ionisation, dans les toilettes de l’accueil et de la pépinière.

  • Une chaudière collective à bois raccordée à la totalité des surfaces mise au point et exploitée par Elyo Groupe Suez.

  • La production d’électricité au moyen de panneaux photovoltaïques (plus de 3 500 m2, produisant 440 000 kilowatts/an), soit une des plus grandes installations en Champagne. Ardenne.

  • 5 voitures à air comprimé du constructeur MDI seront réservés au personnel administratif de la Cité.
Quelques-uns des effets "positifs" attendus

(Tableau fourni par Mougin Investissements)

















La Cité de l'Habitat en chiffres

  • 18.000 m² de surface de boutiques d’entrepreneurs

  • 120 cellules à la location de 50 à 300 m²

  • 650 m² de pépinières d’entreprises artisanales, 800 m² d’espace d’accueil et de services au consommateur

  • 3.500 m² de hall d’exposition

  • 8 à 10 pavillons témoins

  • 3.400 m² de bureaux à la location

  • 1 garderie

  • 3 restaurants

  • 1 salle de conférence d’une capacité de 200 personnes.

www.lacitedelhabitat.com

La vidéo promotionnelle de Mougin Investissements :


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